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Vendredi 28 juillet 2006

Les mathématiques :

Notre définition des mathématiques est : Un enchaînement de raisonnements logiques, basé sur des postulats (ou axiomes), donnant lieu à des généralisations en terme de concepts (définitions) et en terme d’interactions entre ces concepts (théorèmes).
La définition des concepts mathématiques donnent lieu à la création d’un vocabulaire et d’un alphabet particulier appelé langage mathématique, trop souvent confondu avec les mathématiques elles-mêmes, et qui a pour but de rendre possible l’échange entre les individus sur des bases communes.
Le langage mathématique est donc un ensemble de signes conventionnels et de dénominations de concepts (ex : les nombres entiers sont les nombres permettant de désigner des objets intègres (ou dit entiers) et de rendre compte de leur absence, de leur unicité ou de leur pluralité)

Illustrons, au sens mathématique du terme, notre définition :
On pose qu’une chaise et un tabouret sont des objets similaires du point de vue d’une utilisation que nous pouvons en faire, à savoir s’asseoir (postulat reposant sur une constatation d’une utilisation possible des deux objets).
Logiquement, la volonté de les désigner du point de vue de cette caractéristique commune nous mène à la définition du concept d’ensemble et d’éléments de cet ensemble. De plus il nous amène à nommer cet ensemble de façon pertinente en l’appelant par exemple ensemble des sièges. Cette dénomination, selon le caractère plus ou moins général choisit, nous amène à généraliser la notion aux autres éléments que nous connaissons en nous posant la question : « Est-ce que je connais d’autres éléments de cet ensemble ? », puis, en cas de manque de siège : « Est-ce que je connais d’autres objets à ma disposition, pouvant faire office de siège ? ». Dans un souci de comparaison ou d’information sur le nombre (concept) de sièges à notre disposition, Il nous apparaît comme nécessaire de compter (dénombrer) les éléments de cet ensemble (compter et dénombrer sont deux concepts découlant logiquement du postulat de base). Sachant que « un » désigne en langage courant un objet indéterminé, il nous faut maintenant définir un autre terme désignant le cardinal (concept) de l’ensemble considéré, constitué de ce un et d’un autre objet que nous estimons similaire, d’où la notion de 2. Avec la notion de compter vient logiquement la notion d’addition que nous noterons « + » par convention, avec le corollaire suivant 1+1 donne 2. La soustraction vient ensuite, découlant de la perte d’un des siège et de la notion d’addition : 2-1 donne 1. Une fois les concepts précédent intégrés, il nous semble possible par simple prolongement logique de la pensée, et ce sans nécessairement que ce raisonnement ne soit relié à l’expérience, d’imaginer le 3, le 4 et au-delà tous les nombres entiers, le résultat de 1+1+1, de 2+1, et au-delà la généralisation de l’addition et de ses propriétés sur l’ensemble des entiers de 3-2 et au-delà la soustraction et de ses propriétés sur les entiers. Viennent ensuite de l’addition et de la soustraction la notion de relation d’ordre et d’égalité, puis confronté au problème 2-3= ? nous pourrons imaginer les nombres négatifs à partir de l’observation 2-3+3=2. Nous pourrions continuer ainsi pendant des heures à montrer que tous les concepts mathématiques découlent les uns des autres, refaisant ainsi le tour de toutes les mathématiques dont nous avons la compréhension, si nous en avions le temps et la volonté.

L’exemple précédent illustre non seulement la définition des mathématiques, mais aussi la différence de démarche entre mathématiques pures et mathématiques appliquées. Les mathématiques appliquées se construisent et avancent par la confrontation à des situations problèmes pratiques, alors que les mathématiques pures sont issues de problèmes provenant du prolongement logique, de la généralisation ou de l’interaction entre les concepts définis. A titre d’exemple un sujet de recherche de mathématiques pure pourra être « déterminer la suite mathématique coïncidant avec la suite des nombres premiers » et un sujet de mathématiques appliquée « La modélisation mathématique des échanges d’informations dans un réseau informatique ».

La programmation informatique :


Notre définition de la programmation informatique est : Un enchaînement de raisonnements logiques (bloc d’instructions), basé sur des postulats (déclaration de variables), donnant lieu à des généralisations en terme de concepts (type) et en terme d’interactions entre ces concepts (procédures, fonctions).
La définition des concepts informatique nécessite la création d’un vocabulaire et d’un alphabet particulier appelé langage algorithmique qui a pour but de rendre possible l’échange entre les individus. Dans le but de rendre compréhensible ce langage par  les machines, il reste au programmeur à traduire mot à mot son algorithme dans un langage informatique adapté (C, C++, JAVA, Pascal, etc.).


Les mathématiques et la programmation informatique :



Nos définitions des mathématiques et de la programmation informatique sont basées sur les travaux de Jean-Louis Krivine (Professeur, Université Paris 7-Denis Diderot, UFR de mathématique) et notamment sur ses publications suivantes :
Mathématique des programmes et programme des mathématiques, Colloque La  seconde vie de la logique mathématique, E.N.S. 6 Avril 1992 http://www.pps.jussieu.fr/~krivine/articles/mathpro2.pdf
Et
Ensembles et preuves, Séminaire de logique à la Sorbonne, 18 Février 1997, http://www.pps.jussieu.fr/~krivine/articles/ens_prv.pdf

La similarité de ces définitions exprime bien notre point de vue qui est confirmé par J-L. Krivine concernant ces deux disciplines, qui si elles ne sont pas confondues, semblent se comporter de façon identique. S’il subsiste un doute dans votre esprit, voici un exemple emprunté au texte « Mathématique des programmes et programme des mathématiques » qui devrait achever de vous convaincre :
« Imaginons que vous ayez à programmer un robot, de façon à ce qu'il puisse se déplacer dans une pièce, sans se heurter aux meubles ni aux murs. Vous commencez par écrire votre programme en fonction d'une pièce donnée, par exemple celle où vous vous trouvez maintenant. Mais, s'il passe dans la salle à côté, notre robot aura perdu son adaptation et se cassera immanquablement la figure. Qu'à cela ne tienne, on en prend un autre, et vous modifiez votre programme en lui ajoutant une partie destinée à tenir compte de la nouvelle pièce. Ce faisant, vous vous rendez compte qu'il est déraisonnable d'essayer d'écrire un programme pour chaque pièce possible, jamais vous n'aurez le temps, jamais ils ne tiendront dans la mémoire du robot. En plus, vous allez casser trop de matériel, avec vos essais! Vous reprenez alors votre travail de programmeur sur de nouvelles bases, en vous demandant ce qu'on peut dire de général sur toutes les pièces où pourra se trouver votre robot ; et vous inventez des lois : les pièces sont des parallélépipèdes rectangles, les meubles aussi, le plafond est à au moins deux mètres, etc. Ces lois, qui forment une espèce de géométrie, vont, bien sûr, se retrouver inscrites, sous forme de modules, dans le programme final. »

Par Nisaes - Publié dans : Pédagogie
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Mardi 25 juillet 2006

Le cadre principal de notre enquête est la formation pour adultes.

Mais qu’est ce donc que la formation pour adultes ? Et quel est le cadre de cette enquête en terme de terrain ? Deux questions auxquelles nous allons maintenant apporter une réponse.

Le cadre de l’enquête :

 Deux définitions de la formation des adultes, enseignement des adultes, ou éducation des adultes.

UNESCO 
Education des adultes (CITE 97) (ou formation continue ou éducation permanente)
« L'ensemble des processus éducatifs organisés qui permettent à des personnes considérées comme des adultes par la société à laquelle elles appartiennent d'améliorer leurs qualifications techniques et professionnelles, de développer leurs capacités, d'enrichir leurs connaissances dans le but :
• De terminer un niveau d'enseignement formel ;
• D’acquérir des connaissances et des compétences dans un nouveau domaine ;
• De rafraîchir ou d'actualiser leurs connaissances dans un domaine particulier. »

La définition proposée par l’OCDE :
« L’éducation des jeunes et des adultes, considérée comme un processus qui dure toute la vie, a pour objectifs de développer l’autonomie et le sens des responsabilités des individus et des communautés, de les mettre mieux en mesure de faire face aux transformations qui affectent l’économie, la culture et la société dans son ensemble, et de promouvoir la coexistence, la tolérance ainsi qu’une participation éclairée et créative des citoyens à la vie de la collectivité, bref, de permettre aux individus et aux communautés de prendre leur sort et celui de la société en main pour pouvoir relever les défis de l’avenir. »

La définition de l’UNESCO de 1997, comme celle que donne J.M. Barbier de la formation professionnelle continue dans le dictionnaire encyclopédique de l’éducation et de la formation,  distingue trois sortes de formation des adultes :
- Les formations d’insertions destinées aux publics prioritaires et centrés sur des savoir-être et des savoir-faire immédiatement utilisable et incluant des remises à niveau.
- Les formations certifiantes ou diplômantes, dont les publics sont le plus souvent en reconversion.
-  Les formations de développement, destinées aux employés, qui ont pour but d’améliorer la maîtrise ou l’efficacité de leur travail dans le poste qu’ils occupent
 
Si l’UNESCO tend à faire disparaître toute notion d’éducation du citoyen (de la citoyenne) et au-delà de l’homme (de la femme) dans ses rapports à l’autre et à la société dans le cadre de la définition qu’elle donne de l’ « Education des adultes », l’OCDE quand à elle y inclus complètement cette notion.

Considérant que le sujet de notre étude porte sur le groupe en situation de formation, donc incluant des interactions entre les différents stagiaires et avec le formateur, il nous semble difficile de nier l’existence de pré requis en terme de comportements que sous-tendent toute formation de groupe. D’autre part, les méthodes pédagogiques de groupes supposent toutes un comportement spécifique et le respect et ou l’instauration de règles de vie sociétales minimum au sein du groupe sans lesquels aucun apprentissage n’est possible. Ces comportements nécessaires, minimum et pré requis, n’étant pas toujours acquis par l’ensemble des stagiaires, il nous semble important que le formateur s’assure de leur existence dans toute formation d’adulte (cette constatation nous semble d’autant plus justifiée lorsque le public est constitué de jeunes adultes en insertion, en formation des adultes ou d’adolescents comme dans l’éducation nationale ou dans la formation initiale). Il serait d’ailleurs intéressant de mettre en relation les pré requis exigés par les différentes méthodes pédagogiques en terme de règles de vie sociétale au sein du groupe et la lenteur ou la rapidité réputée de ces méthodes dans le but de pouvoir comparer de façon pertinente leur efficacité une fois ces pré requis atteints par l’ensemble des stagiaires. Cependant dans notre étude nous considèrerons que ces règles comportementales sont assimilées.

Nous limitons l’étude à l’enseignement des mathématiques et de la programmation informatique. Ce qui axe principalement la recherche sur les trois domaines de la formation des adultes dégagés par la définition de l’UNESCO, et donc à la formation « professionnelle » des adultes.

D’un point de vue institutionnel, notre étude ne se limite pas à un organisme de formation particulier, car nous avons recueilli des données provenant de formateurs en mathématiques et ou programmation informatique travaillant dans des organismes variés. L’ensemble des observations, réalisées au cours du stage du DUFA de PARIS 10, provient du Centre Richelieu du GRETA de la Défense situé à RUEIL-MALMAISON et spécialisé en formation Informatique. Le GRETA a à ce titre une place particulière dans cette étude. Enfin, une partie de notre enquête a été menée sur les forums Internet et groupes de discussions spécialisés qui ne nous permettent pas de savoir la plupart du temps dans quelle situation se trouvent les formateurs ou professeurs qui nous répondent, mais nous permettent de juger des rapprochements et différences d’approches qui peuvent exister par rapport à notre sujet en dehors du cadre strict de cette étude.

 Une présentation du GRETA et de ses spécificités nous semble particulièrement adaptée, même si son rôle n’est pas central dans notre enquête en cela que le personnel enseignant de cet organisme mêle formateurs et personnel de l’éducation nationale placé en situation de formation d’adultes.

Le GRETA : (sources http://www.education.gouv.fr/fp/greta.htm )

Le Greta est un groupement d'établissements publics locaux d'enseignement qui fédèrent leurs ressources humaines et matérielles pour organiser des actions de formation continue pour adultes.

Ces établissements peuvent être :

- des collèges
- des lycées d'enseignement général et technologique
- des lycées professionnels

Les services du Greta sont chargés :

- d'accueillir et d'orienter le public
- d'aider à la définition du projet et du parcours de formation
- de mettre en place les formations définies.

Le public :

- les salariés d'entreprises, de collectivités, d'administrations ou d'hôpitaux dans le cadre du plan de formation ou du congé individuel de formation
- les demandeurs d'emploi
- les jeunes adultes en insertion professionnelle, par exemple les jeunes en contrat de qualification
- les personnes qui financent à titre individuel leur formation

Les formateurs de Greta peuvent être :

- des enseignants de l'éducation nationale spécialement formés à la pédagogie des adultes.
- des formateurs issus des milieux professionnels. Ils ont tous une qualification reconnue dans leurs disciplines ou domaines professionnels.

Pour s'adapter aux évolutions technologiques les formateurs bénéficient eux-mêmes d'une formation permanente dans les centres académiques de formation continue, les Cafoc.

Le métier de formateur en GRETA, essentiellement centré sur une activité d'enseignement, présente plusieurs spécificités :
 
- des interventions devant un public de demandeurs d'emploi (jeunes ou adultes), d'individuels ou de salarié d'entreprises,
- des interventions au sein de dispositifs variés (groupes, dispositifs individualisés, centres de ressources, formations à distance,...),
- un travail nécessairement en équipe,
- une adaptation permanente des contenus et des méthodes,
- des interventions possibles dans des locaux scolaires, d'autres locaux propres aux GRETA ou au sein même des entreprises,
- des horaires irréguliers, des déplacements, une charge de travail fluctuante.

Le coordonnateur pédagogique, interface entre le formateur et le conseiller en formation continue, intervient dans tous les domaines périphériques à l'action de formation :
- constitution et animation des équipes,
- organisation et suivi des emplois du temps,
- suivi des stagiaires dont il est l'interlocuteur privilégié,
- contacts avec les tuteurs en entreprise, et diverses autres activités selon les publics et les modes d'organisation locaux.

Par Nisaes - Publié dans : Pédagogie
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Mardi 11 juillet 2006

Une préoccupation centrale de tous les formateurs et au-delà de tous les enseignants, semble être l’hétérogénéité du groupe en formation.

Nous en voulons pour preuve, les multiples discussions que nous avons pu avoir soit avec des formateurs, soit avec des professeurs qui finissent invariablement par tourner autour de l’élève ou du stagiaire en décrochage ou en grande difficulté, ou du comment gérer le meilleur élément, celui qui est largement au-dessus des autres vis-à-vis de la matière et qui risque de s’ennuyer.

Une autre preuve, de l’importance du sujet, est le grand débat qui coupe en deux le monde de la formation entre partisans de l’hétérogénéité nécessaire comme outil de socialisation, d’apprentissage de la citoyenneté et de tolérance, et ceux plus tournés vers l’efficacité qui voient l’hétérogénéité du public comme un frein à l’évolution des plus forts vis-à-vis de la matière et un facteur aggravant favorisant le décrochage des plus faibles.

Le sujet d’étude que nous vous proposons d’explorer concerne les représentations qu’ont les formateurs de ce qu’est une hétérogénéité utilisable, gérable ou ingérable, ce qu’ils préconisent de faire et ce qu’ils font pour faire face à ce problème quand ils estiment y être confrontés.

Ce sujet est central pour moi car, grâce à l’observation des représentations personnelles des formateurs, j’espère obtenir la représentation la plus globale possible de ce qu’est l’hétérogénéité. Ceci dans le but que cette nouvelle approche de l’hétérogénéité me permette d’élaborer un outil en définissant la méthode la plus appropriée pour utiliser efficacement les différences au sein d’un groupe de stagiaires.

Pour répondre à la question qui est, « Pourquoi ne pas étudier aussi l’homogénéité et les possibilités qu’elle offre ? », nous répondrons que nous considérons ici l’homogénéité comme un niveau très faible d’hétérogénéité, notion que l’on pourra peut-être rapprocher de celle d’hétérogénéité utilisable. A ce titre étudier le phénomène d’hétérogénéité c’est aussi étudier l’homogénéité.

Il me semble nécessaire de préciser dès maintenant l’appréhension personnelle que j’ai de la notion d’hétérogénéité. Je conçois l’hétérogénéité comme l’axe des abscisses possible d’un repère dans lequel l’axe des ordonnées mesurerait l’efficacité du travail du groupe dans son ensemble. Chaque méthode pouvant être représentée dans ce système d’axes possédant des points de rupture dans sa courbe, qui correspondent aux seuils « d’utilisabilité » et « de gérabilité » de l’hétérogénéité, spécifiques à la méthode. Un graphique différent peut être fait pour chaque méthode et n’est valable que pour le formateur qui le crée. D’une méthode à l’autre ou d’un formateur à l’autre ces seuils ne se situent pas au même endroit. L’allure générale du graphique reste la même mais l’échelle est fluctuante. Le « seuil d’utilisabilité » représente la valeur limite en dessous de laquelle l’hétérogénéité du groupe est considérée par la majorité des formateurs comme utilisable dans le contexte de l’application de la méthode. Utilisable signifiant dans le contexte que l’hétérogénéité est un outil facilitant l’atteinte des objectifs. Le « seuil de gérabilité » représente quant à lui la valeur en dessous de laquelle les formateurs considèrent l’hétérogénéité comme gérable avec la méthode et au dessus de laquelle celle-ci devient ingérable. Une hétérogénéité gérable non utilisable signifiant que l’atteinte des objectifs est possible par le groupe, mais qu’elle demande un travail supplémentaire important de la part du formateur afin que d’une part les plus faibles aient acquis les notions présentées et ou que les plus forts ne s’ennuient pas ou aient la possibilité d’approfondir le sujet. Enfin « l’ingérabilité » représente l’hétérogénéité à partir de laquelle le formateur a la sensation soit qu’il y a des décrochages didactiques dans le groupe soit que les « experts » s’ennuient Pour obtenir une « objectivité » de ces seuils par méthode, on pourrait généraliser ce graphique en faisant une moyenne des perceptions d’un grand nombre de formateurs.

Le choix que nous avons fait des disciplines auxquelles nous bornerons cette étude, les mathématiques et la programmation informatique, est motivé par notre domaine « d’expertise » principal actuel, étant « mathématicien » de formation et ayant exercé plusieurs années le métier d’analyste programmeur.

Enfin, nous avons décidé d’aborder le sujet du point de vue du formateur. Notre approche se justifie par le fait que dans presque tous les cas, c’est le formateur qui diagnostique la situation problème et décide de la solution à apporter même si celle-ci consiste à déléguer au groupe le pouvoir de décision qui permet de choisir la méthode de travail. D’un point de vue personnel, et dans le cadre de la fin d’une formation de formateurs, il m’est apparu comme naturellement approprié d’aborder ce sujet sous l’angle qui est nouvellement le mien.

Notre étude porte sur les difficultés du formateur, dans ses rapports à l’enseignement  d’une discipline. Nous considérons qu’une approche différente du sujet, à savoir le point de vue des stagiaires, serait une étude complémentaire intéressante à mener afin de relativiser les notions d’homogénéité et d’hétérogénéité utilisable, gérable ou ingérable et d’établir des réponses théoriques et pratiques adaptées aux situations considérées comme problèmes par le groupe et ou par le formateur.

L’objet d’étude de ce mémoire se trouve donc résumé par la question suivante :
« Quelles sont les représentations que les formateurs ont de l'hétérogénéité des groupes de stagiaires, leurs préconisations et pratiques de groupe concernant ce sujet dans le cadre de l'enseignement en Mathématiques et programmation informatique ? »

Nos hypothèses concernant ce sujet sont :

Plus la méthode employée est participative et mieux elle est à même de gérer ou d’utiliser l’hétérogénéité et inversement.

A titre d’exemple la méthode expositive serait la moins à même de gérer l’hétérogénéité car le formateur a très vite la sensation de ne travailler que pour une partie du groupe. Alors que le travail en sous-groupes permet au formateur de penser que sa méthode est utile car l’ensemble des stagiaires participe plus facilement.

Les pratiques pédagogiques employées influent sur les représentations que le formateur se fait des seuils d’hétérogénéité (utilisable et gérable).

Il nous semble logique que plus les pratiques du formateur prennent en compte un haut degré d’hétérogénéité, plus la perception qu’a le formateur de l’espacement de ces seuils d’hétérogénéité est large et inversement.
Pour illustrer notre propos, un formateur tenant compte d’un faible niveau d’hétérogénéité dans sa pratique sera gêné par la moindre différence entre les stagiaires, il se considèrera au delà du seuil utilisable ou gérable. Face au même groupe, un autre formateur, dont la pratique tient compte d’une grande hétérogénéité, pourra se situer en deçà du seuil d’utilisabilité.

Nous nous attendons à constater des différences importantes entre les préconisations et les pratiques des formateurs, en matière de traitement de l’hétérogénéité.

Dans un deuxième temps nous nous attacherons à définir les causes de ces différences et particulièrement nous essaierons de mettre en évidence le lien de causalité décrit dans notre dernière hypothèse.

La gestion de l’hétérogénéité nécessite que le formateur équilibre les pouvoirs entre ses stagiaires et lui.

Si le formateur garde le contrôle absolu du groupe il n’a pas la sensation d’utiliser une méthode participative (cf. première hypothèse). S’il donne plus de pouvoir aux stagiaires qu’il ne s’en accorde lui-même, la formation risque de perdre sa cohérence.

Enfin la confiance en soi du formateur vis-à-vis de la gestion de groupes est une condition nécessaire pour prendre le risque d’équilibrer les pouvoirs.

En d’autres termes, plus un formateur est assuré de sa légitimité, ou plus largement de la confiance qu’il place en sa valeur et en ses capacités à faire face aux phénomènes de groupe et pense être capable de reprendre le contrôle, plus il peut facilement mettre en adéquation ses pratiques et ses préconisations en matière d’hétérogénéité.

Au-delà de la vérification ou non de ces hypothèses, j’espère retirer de cette étude une vision plus objective et argumentée de la notion d’hétérogénéité et de l’efficacité relative des méthodes en rapport avec cette notion. Ceci dans le but de renforcer ma confiance en moi qui me semble nécessaire au « bon » exercice de mon métier de formateur. Cette confiance, loin de figer ma position dans une justification de mes pratiques, me semble propice à une remise en cause et une adaptation de celles-ci dans de bonnes conditions, c'est-à-dire avec une position de repli possible et construite, même si je suis conscient de ses imperfections.

Enfin nous tenterons de répondre partiellement à la question suivante, « Y a t'il des différences dans le domaine entre les professeurs de collège et lycée et les formateurs d'adultes? », grâce aux évocations que feront des formateurs de leur formation initiale et aux réponses apportées par des professeurs d’initiale à cette problématique.

Notre hypothèse étant qu’il n’y a que peu de différences entre les formateurs et les professeurs concernant les représentations, préconisations et pratiques face à l’hétérogénéité. 

La justification de la pertinence de cette question tient au fait que nombre de formateurs et de professeurs estiment que leurs métiers respectifs sont foncièrement différents, notamment, sous prétexte que leur public l’est. Cet état de fait générant une non transposition de principe, voir une opposition quasi systématique des deux professions, il nous semble important de vérifier cette hypothèse vis-à-vis du sujet abordé, afin que formateurs et professeurs puissent savoir dans quelles mesures une étude concernant cette notion sur le terrain de l’autre est transposable dans leurs propres réalités de travail.

 

Par Nisaes - Publié dans : Pédagogie
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Samedi 8 juillet 2006

Voici quelques liens intrenet que j'ai déniché pour mon mémoire. Si vous en voyez d'autres ou si vous en connaissez qui méritent particulièrement mo attention, un petit commentaire ne me fera pas de mal...

http://www.ac-poitiers.fr/eps/peda/monteil/eval.htm

http://orchidee.myriades.free.fr/PE2004/GFP/MemoresGFP06/IsabMarie.pdf

http://www.ext.upmc.fr/urfist/

http://pedagogie.lyon.iufm.fr/mathdelay/article.php3?id_article=47

http://francois.muller.free.fr/diversifier/heterogeneite.htm

http://www.cnrs.fr/Cnrspresse/Archives/n359a4.htm

http://orchidee.myriades.free.fr/MEMOIRES03gfp9/B1.pdf.

http://www.grenoble.iufm.fr/kiosque/COMPRENDREPPT/FILISETTI.ppt

http://francaiscsd.creteil.iufm.fr/liens_sur_heterogeneite.htm

http://www.ac-creteil.fr/casnav/pdf/fichesec4.pdf

http://assoreveil.org/heterogeneite_rrm.html

http://eduscol.education.fr/D0171/eval_heterogeneite_toulouse.htm

http://www.ac-nantes.fr:8080/peda/disc/scphy/dochtml/didac/heteroge.htm

http://www.cereq.fr/cereq/b202.pdf

http://www.ulg.ac.be/pedaexpe/pub/cahiers/cahiers7-8/c0078025.pdf

http://perso.wanadoo.fr/andre.tricot/diaporamas/HeterogeneiteScolaire.ppt

http://www.crdp-montpellier.fr/ressources/memoires/consultation/liste_PLC16.asp?page=2

http://perso.orange.fr/jacques.nimier/texte_meirieu.htm

http://www.snuipp.fr/IMG/pdf/octobr04.pdf

http://pole-pedagogique.ac-versailles.fr/article.php3?id_article=32

http://www.ac-creteil.fr/maths/SOURCES/Clanf/lettre_nfma_%202003versionweb.doc

http://membres.lycos.fr/samy/lebot/memolebotber.htm

http://www.ac-nancy-metz.fr/actualites/heterosemparis/heterosemparis.htm

http://www.sgen-cfdt.org/actu/imprimersans.php3?id_article=404

http://perso.orange.fr/sgencfdt.limousin/dossiers/grand_debat/heterogeneite.htm

http://www.vousnousils.fr/page.php?P=data/pour_vous/temoignages/en_pratique/&key=itm_20031128_101709_5_questions_a.txt

http://www.ac-versailles.fr/etabliss/clg-debussy-stgermain/G%C3%A9rer%20l'h%C3%A9t%C3%A9rog%C3%A9n%C3%A9it%C3%A9.htm

http://www.ardm.asso.fr/rencontre/ecole/EE2005.htm#vive

http://publimath.irem.univ-mrs.fr/cgi-bin/publimath.pl?r=h%E9t%E9rog%E9n%E9it%E9

http://recherche.aix-mrs.iufm.fr/publ/voc/n1/barnier/index.html

http://seminaire.samizdat.net/article.php3?id_article=105

http://www.cahiers-pedagogiques.com/

http://www.cndp.fr/accueil.htm

http://www.education-permanente.com.fr/

http://www.inrp.fr/

http://www.cafepedagogique.net/disci/pratiques/72.php

http://www.cafepedagogique.net/dossiers/contribs/faus.php

http://perso.orange.fr/b.collot/b.collot/index.htm

http://www.ardm.asso.fr/rencontre/ecole/ee2005_doc/ee13_prog/Maquette-Theme-2-Defh.htm

http://perso.orange.fr/daest/Pages%20perso/textes_sarrazy/heterogeneites_esm.pdf

http://perso.wanadoo.fr/andre.tricot/diaporamas/HeterogeneiteScolaire.ppt

 

Par Nisaes - Publié dans : Pédagogie
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Samedi 8 juillet 2006
Alors voilà, après quelques réflexions pour retrouver une question de départ compatible avec le mémoire de recherche, donc moins orienté professionnel, j'ai pensé a ça:
 
Quelles sont les représentations que les formateurs ont de l'hétérogénéité de niveau, leurs préconisations et pratiques de groupe concernant ce sujet dans le cadre de l'enseignement en Mathématiques et programmation informatique ?
 
Avec comme question secondaire:
Y a t'il des différences dans ce domaine entre les professeurs en formation initiale et les formateurs d'adultes?
 
Des critiques, des idées, contributions (en ligne ou par e-mails) ou encouragements sont les bienvenues...
 
Je suis tombé sur ce lien il y a maintenant quelques temps et malheureusement, le numéro sort aprés la date de soutenance. Quelle poisse: http://www.cahiers-pedagogiques.com/article.php3?id_article=2406. Si vous contribuez à l'article pensez à moi... Même si vous n'êtes pas dans le domaine des maths ou de l'informatique vos expériences m'intéressent...
Par Nisaes - Publié dans : Pédagogie
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